Les mecs de la sécurités sortent. Sakina et moi restons là. Béat. Les filles poussent les portes et essaient de rentrer.
-Vous !!
Une voix nous interpelle par derrière. C'est notre maître de Stage.
-Au lieu de rester là, allez aidé la sécu' à la porte de derrière pour les faire rentrer...
-Oui monsieur ! acquiescons-nous avant de courir mine basse vers la sortie caché de l'hôtel.
Deux gros hommes nous attendent là. L'un appuie sur son oreillette et l'autre croise les bras.
-Tenez les portes...
Sakina et Moi nous glissons derrière les lourdes portes. Nous ne nous voyons plus. Quelles sont lourdes ces portes ! Soudain, il y a de l'agitation. Nous ne voyons rien à cause des portes. Je vois juste le gorille se retourner et m'aboyer :
-Ferme la porte !!
Nous nous exécutons. Pfiou... Mes bras commençaient à me faire souffrir. Sakina semble surexcité à cause de cette agitation.
-Je suis sur que c'est des superstars ! Genre, Brad Pitt !! C'est pour ça qu'il y a des filles !!
-T'emballes pas... Ils vont sûrement pas nous mettre en relation avec eux...
-On fait quoi ? On retourne là-bas ?
-Je pense...
Nous retournons silencieusement à l'acceuil. Je ne le montre pas mais moi aussi ça m'excite l'agitation. Sakina ne le cache pas, on dirait une pile électrique, elle sautille presque sur place. A l'acceuil, nous faisons des sourires forcés aux clients qui entrent et sortent. Pendant une heure... Crampe aux joues. Sakina à l'air d'en avoir marre.
-Et si on allait demander de faire quelque chose à notre Maître ?
-D'accord...
Nous nous dirigeons vers le bureau et frappons poliement à la porte.
-Entrez...
Nous tombons dans une vaste pièce qu'il avait hommis de nous présenter tout à l'heure. Un bureau en marbre avec des tapisseries aux murs et deux siège en cuir devant son bureau.
-Asseyez-vous voyons...
Sakina s'assied tandis que je reste debout. Il me dévisage. Une envie de lui tirer la langue me démange la bouche.
-On peut faire quelque chose ?
-Hum... les chambre 479, 480, 481, 482 et 483 vont bientôt être à refaire. Ce ont celles que vous avez préparé ce matin...
-Bien...
Sakina allait ouvrir la bouche, sûrement pour poser LA question mais je la coupe :
-Tu viens ?
Elle me lance un regard noir puis nous sortons. A peine sommes nous hors de porté du Maître de Stage qu'elle explose :
-Hey ! J'allais lui demandé qui était là !
-Justement... ca ne se fait pas !
-Ben, t'façon, tôt ou tard je le saurais...
Elle s'avance vers l'ascenseur. Je la rejoins.
-Il est trop long, on prend les escaliers ? Ca fera du bien à nos abdos !!
Nous courrons vers les ascaliers et grimpons les 7 étages d'un souffle. Dans le couloir, une femme de ménage semble nous attendre avec son charriot. A notre vue, elle commence a parler :
-Bien, alors vous faites les lits, vous remettez des biscuits dans les assiettes sur les tables de chevet, vous changez les draps des lit et les descendrez à la laverie, vous nettoyez les lavabos et aérez pendant 7 minutes.
Elle lâche dans les bras de Sakina une boîte de biscuits à l'effigie de l'hôtel puis s'en va.
-Bah puta*n ! Après les portes, les chambres... On est gâtées...
-Oh, te plaîns pas... C'est déjà meiux que de sourire bêtement à des bourges en bas !
-Ouais...
-Bon alors, on fera la 479 ensemble, moi je me charge de la 480 et 481 et toi tu prends les 482 et 483 ! Ca te va ?
-Let's go !
Sakina sautille jusqu'à la chambre 480 tandis que j'avance à reculons vers la chambre 482. Arf'! Ca pue le mâle là dedans ! Je me précipite vers la fenêtre et l'ouvre. Une grande bouffée d'air frais envahie la pièce. Plus de biscuit sur la table de chevet. Un mâle puant, affamé et riche dort ici. D'ailleurs le lit est complètement défait. Il n'a pas du dormir lontemps sachant qu'on a fait ces chambres il y a a peine 4 heures.
-Sakina, envoies les biscuits s't'eu'plaît !
-Ouai... Attend, je finis et je te les envois...
-Tu finis quoi ? Les biscuits ?
-Ah-ah. T'es drôle ! Non je finis de les mettre !
- Bon, ben après tu me les file OK ?
-Oui j'ai dit !
J'enlève alors les draps du lit et fais une boule. Je m'approche de l'armoire et en extirpe des draps propres. Je fais le lit au carré. Ouah ! Jamais de ma vie je ne m'en saurais cru capable. A la maison, Sakina et Moi sommes de vraies flemmardes. Ben, a quoi bon faire nos lits si on les défait le soir même ? Puis, y'a personne pour vérifier si on les a fait ou pas... Mais la carrément, un lit au carré, parfait, comme à l'armé. J'entre dans la salle de bain. Oulà... Un peigne, un sèche cheveux, une brosse ronde... Le mâle puant, affamé et riche serait-il en réalité une femmelle puante, affamée et riche ? A moins qu'il est tout simplement les chevux long... Dans un hôtel pour riche ?! Jamais de la vie... Le lavabo est propre. Je prend l'éponge et passe un rapide coup. De retour dans la chambre je m'apperçois que Sakina ne m'a pas apporté les biscuits et que la fenêtre est ouverte depuis au moins 20 minutes. Je la ferme en catimini. Tanpis pour les biscuits, je repasserais quand on aura fini les autres chambres. Je vais donc dans la chambre 483. Là, ça sent plutôt bon le parfum masculin. J'ai même peur d'ouvrir les fenêtres, je en veux pas que cette odeur s'en aille. Sur le lit trônent deux énormes valises ouvertes en vrac. Ai-je le droit de toucher les valises ? je ne veux pas qu'on m'accuse de vole. Tanpis, je remet les fringues qui dépassent à l'intérieur : un jean Diesel Slim, un tee-shirt noir avec une énorme tête de mort rouge dessus et un caleçon noir... Je ferme la valise et la pose par-terre. L'autre semble être une valise de chaussure. Je le ferme et la pose à côté de l'autre. Le lit n'est pas très défait, mais je change tout de même les draps. Je refais encore un lit au carré et j'en suis encore fière. Peut-être vais-je le faire aussi à la maison, c'est tellement classe. Les biscuits ont aussi disparu dans cette chambre. Sakina traîne à ce niveau là. Je lui rappelerais après avoir passé un coup d'éponge dans le lavabo. Ouah ! C'est pire ici ! Du gel, encore un sèche cheveux et une brosse ronde. Le pot de gel est ouvert et à moitié vide. Pourtant, il y a le plastique d'emballage juste à côté... Boufeur de biscuit et de pot de gel... Ah là là... Les garçons de nos jours avec le gel c'est hallucinant ! Du coup le lavabos est plein de gel aussi... Eurk ! Ca colle c'est degeu' ! Je retourne dans la chambre. Mince ! J'avais pas remarqué que j'avais inversé le drap housse et le drap. Je dois tout recommencer. Je tire, je plis, je grogne, je retire, je replis. J'entend des pas.
-Ah, enfin, c'est pas trop tôt ! Envoies les biscuits...
Je tend la main en arrière et me heurte à quelque chose de dur recouvert de tissus.
-Oops, désolé, bon tu me la donne cette boîte ?!
Je tate. Peut-être est-ce la boîte ?
-Hum...
Oulà, Sakina aurait-elle un énorme chat dans la gorge pour tousser aussi gravement ? J'attrape l'assiette et me retourne .
-Aaaaaaaaaah !!
[ TO BE CONTINUED...]